Comment planifier un projet professionnel sans s'y perdre ?

Comment planifier un projet professionnel sans s'y perdre ?

Camellia T

J’ai passé les dernières semaines à planifier le plus gros projet entrepreneurial de ma vie et avec ce premier blog – annonçant une nouvelle ère pour Studio Elfi –, je me suis dit qu’il n’y a rien de mieux que de décortiquer chacune des étapes que j’ai traversées. 

Je vais être franche avec toi, c’est un brin stupide comment le projet a pris vie. Ça a commencé avec la découverte de la fonction “Tableau Blanc” sur Canva. Je crois que je l’ai découverte par hasard, après une mise à jour où Canva a intégré plein de nouvelles fonctionnalités au PRINTEMPS 2026. Je ne savais pas trop quoi en faire, jusqu’à ce que je tombe sur la publication d’une graphiste qui y partageait le branding sur lequel elle travaillait. 

Malheureusement, je n'ai pas retrouvé la publication de la personne, mais j’ai décidé de m’en inspirer pour créer le branding de mon livre à venir à l’ÉTÉ 2027. Sauf qu’en construisant le branding de ma Romance Psychologique, en jouant avec les couleurs et les multiples fonctions du tableau blanc, des idées ont commencé à POPPER dans ma tête. 

Je me suis créé un autre tableau, sans nom, juste pour y noter mes idées de projets d’affaires et avoir la tête tranquille. Je passe mon temps sur Canva, alors c’était rapide comme concept, sauf qu’en quelques jours, j’avais une bonne dizaine d’idées de projets vraiment gros, d’autres plus petits, mais qui d’une façon, se rejoignaient tous un peu. 

Ça faisait un moment que je voulais refaire le branding de mes réseaux sociaux et qu’une mise à jour majeure était nécessaire sur mon site web, alors je me suis dit “allez, on joint l’utile à l’agréable”. Et ce qui devait être un truc simple est rapidement devenu bien plus complexe que je pensais…

Refonte totale du site web et de sa DA, nouveau nom d’entreprise (Services Elfi qui devient Studio Elfi), refonte totale de mes réseaux sociaux, refonte totale de mes services aux auteur-es. Refonte totale de tout quoi…

Bien entendu, j’ai rapidement été perdue devant l’envergure d’une telle… refonte (OK, j’arrête). Je suis une personne assez organisée, mais là, c’était vraiment next level. Mon organisation top notch ne suffisait plus et j’ai dû trouver une méthode qui me permettait de rester motivée tout en ne perdant jamais de vue mes priorités. 

J’ai commencé par étudier l’ensemble de mes idées et de les décortiquer en sous-idées, toujours en restant dans les grosses lignes. C’était pas – encore – le temps de rentrer dans les détails. La façon dont je voyais ça, c’était que je faisais le plan de mon projet, comme quand je fais le plan d’un roman que je m’apprête à écrire. 

Et puis chacune de ces idées & sous-idées-là, elles devenaient des tâches que je classais par ordre de priorité. Sauf que j’appelais pas ça des priorités dans mon planning de projets, j’appelais ça des phases. Parce qu’il y a une question de priorité, oui, mais il y a aussi une question de nécessité. Ce que mon cerveau considère comme prioritaire, genre dessiner des petites animations mignonnes pour les revendre, n’est pas nécessaire là-là, maintenant. 

J’ai donc dû me créer une “charte” assez spécifique pour classer les priorités & nécessités de mon projet, pour rester sur le droit chemin surtout !

Phase 1 = Ce qui est important mais pas plaisant (administration, logistique, bureaucratie, paiements, horaires, tâches quotidiennes / hebdomadaires / mensuelles futures, délégation des tâches, etc.)

Phase 2 = Ce qui est ni plaisant ni déplaisant, mais qui doit être fait pour être fonctionnel (tests + concrets, en parler autour de soi, pitchs de projets, etc.)

Phase 3 = Ce qui commence à être plaisant, début du projet ou on s’en approche, tout n’est pas encore en place, les services/produits/nouveautés sont apportés un à la fois

Comme je ne faisais que le plan du projet sans entrer dans les détails, tout ce qui n’entrait pas dans les trois premières catégories, je le classais dans la phase 4. Ma phase “poubelle” en attendant que le projet se soit un peu plus développé. 

Ça m’empêchait de penser à ce stade du projet aussi, ce que j’ai une – trop – mauvaise tendance à faire : penser à la fin avant même d’avoir commencé. J’ai construit mon projet autour de ces 3 premières phases-là. Je voulais vraiment être structurée pour que le projet voie le jour de la bonne façon, pour pas que ce soit vite fait comme j’ai déjà fait dans le passé. 

Je suis une personne vraiment impatiente – et je pense que c’est vraiment exacerbé par mon TDAH – avec mes projets. Je veux que ça avance vite, je veux que ça avance immédiatement, et parfois, ça fait que la qualité est un peu mise de côté. Mon impatience, c’est justement quelque chose que je travaille activement !

Le plus drôle, c’est que dans mon besoin de structure pour m’obliger à prendre le temps de prendre le temps, j’ai découvert le niveau suivant de mon organisation méga intense. J’ai découvert qu’on pouvait carrément mettre nos tâches (Google Task) dans notre calendrier (Google Calendar), ce qui me permet d’intégrer mes tâches prioritaires et nécessaires directement dans mes journées. 

J’ai vraiment eu l’impression de level up en vrai, pis ça me rend extra heureuse, mais ouin… comme tout ce que je fais, c’est intense !

Bref, tout ça pour dire que j’ai vraiment vu une différence entre mes projets d’avant et celui-ci, côté gestion. En l’espace de quelques jours, j’avais un plan concret, une direction à prendre et je savais où je m’en allais. La beauté de mon organisation intense level up ++, c’est que ça m’empêche d’oublier que j’ai un projet en cours. 

Oui oui. 

Ça aussi, c’est l’une des merveilleuses conséquences du TDAH ; avoir des fixations sur des trucs, puis oublier et passer à la prochaine fixation. La beauté de ce problème chez moi, c’est que mes fixations tournent toujours autour des mêmes 4-5 sujets. 

Écrire. Développer de nouveaux services aux auteur∙es – ce qui inclut me former comme si y avait pas de lendemain sur chaque nouvelle compétence que je découvre. Dessiner – ou peindre, mais c’est plus rare celui-là. Brainstormer une Fantasy que je traîne avec moi depuis mes 14 ans. Écouter des séries & des films du matin au soir – surtout en hiver. 

Là, je suis dans une phase – on va dire la phase 1 – de ma vie où je veux apprendre à maintenir mes fixations – sauf celle des séries/films – actives à l’année. Pas avoir des momentums où je suis plus fixée sur un truc, puis un autre le mois suivant, je veux trouver un moyen de changer mes fixations passagères en productivité constante.

Et je crois bien que cette nouvelle gestion de mes projets – avec les phases prioritaires et nécessaires, les tâches intégrées à même mon calendrier et le méga giga tableau blanc sur Canva – vont m’aider à mieux intégrer ces nouvelles habitudes dans le futur que j’imagine pour ma carrière.

Parce que mine de rien, quand tu décortiques toutes tes idées en sous-idées, que tu changes ces sous-idées en To-Do List, et que tu commences à développer chacune de ces sous-idées, le projet prend rapidement de l’ampleur ! 

Et comme je ne peux pas encore partager ce qu’est l’ensemble du projet – il est encore en construction après tout –, je tenais quand même à te partager comment je m’y prends pour gérer le début de tout ça.

Écrit par Camellia T.
Corrigé par Elyséa Raven

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